ENTREPRISE - Théorie économique


ENTREPRISE - Théorie économique
ENTREPRISE - Théorie économique

L’entreprise – ou, pour employer une dénomination plus technique et moins ambiguë, la firme – est un groupe humain orienté vers la production, dont le devenir dépend essentiellement de la vente du produit de son activité. Multiplicité d’individus, production, autonomie, échange, telles sont les quatre caractéristiques de l’entreprise.

La firme procède par échange; elle est autonome et donc liée à l’économie décentralisée ou économie de marché. Cette décentralisation (ou autonomie des décisions) est possible aussi bien en régime «capitaliste» (appropriation des biens de production) qu’en régime socialiste (appropriation collective). Par contre, cette autonomie n’existe plus à partir du moment où l’intervention de l’État est à ce point détaillée que le plan impose à l’unité ce qu’elle doit produire, à qui elle doit vendre, à qui elle doit acheter, et fixe les conditions de ses productions, ventes et achats. On a affaire alors à un établissement .

La firme s’oppose à d’autres groupes de production: l’administration , qui fournit pour autrui des services et par là même produit mais en procédant par contrainte et don et non par échange; la firme se différencie également de l’artisanat ou du ménage, qui l’un et l’autre peuvent être des producteurs mais où l’on ne compte qu’un petit nombre de travailleurs et où il y a une certaine symbiose entre production et consommation. La firme suppose une évolution dans la division du travail social telle qu’il en résulte une séparation entre activités professionnelles et domestiques.

La firme ou entreprise est un concept socio-économique utilisé dans un but de description ou pour faire des calculs. Elle se distingue donc de la société , concept juridique qui est certes descriptif mais aussi attributif de droits et d’obligations. Les dirigeants de l’entreprise ou de la firme ont une liberté limitée de choix entre plusieurs concepts juridiques, puisque, pour une même réalité, ils peuvent opter pour telle ou telle forme (S.A., S. à R.L. par exemple) ou même en utiliser simultanément plusieurs (cas de la société qui constitue son laboratoire de recherches en société indépendante); le choix dépend des avantages relatifs en matière de crédit, d’impôts, de souplesse d’organisation voire d’efficacité économique que permettent ces différents «habillages» juridiques.

Par ailleurs, l’autonomie laissée aux organismes de production peut être plus ou moins grande; il y a des démembrements et des regroupements de firmes. Un établissement est une unité ou groupe d’unités techniques (ateliers, magasins, service, etc.) qui n’ont qu’une autonomie limitée; notamment, le choix de leur production, de leurs clients, de leurs fournisseurs et leurs cadres leur est imposé par un organisme central. Ces établissements se rencontrent dans les firmes d’une certaine importance où existent plusieurs usines, magasins, généralement sis en des lieux différents et qui présentent à la fois une seule entité juridique et une tendance à la décentralisation. Parfois ces usines, magasins, services forment des entités juridiques distinctes; mais leur droit de disposition est restreint: les choix appartiennent à un centre de décision extérieur à la société parce que ce centre de décision détient le capital, a passé des contrats à long terme, ou du fait que les dirigeants sont unis par des liens familiaux; il y a alors quasi-établissement. Néanmoins, mais c’est plus rare, l’autonomie laissée à un établissement peut être suffisamment importante pour que celui-ci ait presque tous les attributs de la firme; dans ce cas, on est en présence d’une quasi-firme.

Un ensemble de quasi-établissements ou de quasi-firmes constitue un groupe. Le holding qui détient les participations et procède plus par contrainte et don que par échange constitue plus une administration privée qu’une firme.

1. Théorie et modèle classique de la firme

La théorie classique, élaborée à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, a été généralement admise et peu contestée jusqu’aux années cinquante. Elle se caractérise par cinq points: un objectif, des fonctions de recettes, une fonction de production et des courbes de coût, la décision résultat de calculs marginaux, l’efficacité de l’économie décentralisée.

Un objectif . La «maximation» des bénéfices, ou maximation de la différence entre recettes et charges; ces dernières comprennent non seulement les dépenses, mais encore l’amortissement des biens durables et, pour certains auteurs, la rémunération de l’activité et des capitaux de l’entrepreneur. Celui-ci, deus ex machina , dirige l’affaire, apporte les capitaux de l’entreprise, impose la recherche du maximum des bénéfices.

Des fonctions de recettes. Les recettes sont égales au prix multiplié par les quantités vendues. On admet qu’il existe, en règle générale, une relation inverse entre prix et quantité vendue: plus la firme baisse son prix, plus elle vend, c’est ce que traduit la courbe de demande ci-contre (fig. 1). Par exemple, une courbe de demande dont la fonction serait: q = 10 漣 0,5 Q (q désignant le prix et Q la quantité vendue).

Cette relation entre quantité d’une part et prix ou chiffre d’affaires de l’autre est décrite au moyen de trois fonctions:
a) fonction ou courbe de demande établissant une relation entre le prix, ou recette moyenne, et la quantité vendue;
b) fonction de recettes globales établissant une relation entre le chiffre d’affaires (ou prix multiplié par quantités) et la quantité vendue;
c) fonction de recettes marginales ou relation entre le supplément de recettes et la quantité supplémentaire vendue.

Une fonction de production et des courbes de coût. Une fonction de production décrit les relations qui existent entre la quantité d’un produit déterminé et la quantité d’autres biens appelés facteurs de production qui servent à obtenir ce produit (par exemple, pour une automobile, la quantité de tôle, de câbles électriques, le temps de main-d’œuvre ou le temps de machine-outil); soit, sous forme symbolique: Q = 神 (F, V), où Q désigne la quantité de produits, F et V les quantités de facteurs (ici, les facteurs fixes qui ne sont pas réajustables rapidement et les facteurs variables qui le sont).

La fonction de coût valorise cette fonction de production; elle exprime les charges que l’entreprise doit supporter pour obtenir tel ou tel niveau de production.

Comme pour la demande, cette fonction ou courbe des coûts peut être exprimée sous forme de coûts globaux (ou ensemble de la production), de coûts moyens ou de coûts marginaux, c’est-à-dire charges afférentes à un supplément de production.

Chaque firme a deux séries de courbes ou de fonctions de coûts suivant qu’on raisonne en courte période, où seuls les facteurs dits variables sont adaptables, ou bien en longue période, où les facteurs fixes et variables peuvent être adaptés. Par série de courbes ou de fonctions de coûts, on entend que les coûts peuvent être exprimés sous forme globale, moyenne et marginale; dans les deux alinéas qui suivent, on raisonnera en termes de coûts moyens.

En courte période, les coûts moyens se décomposent en deux parties: coûts fixes et coûts variables. Les coûts fixes, ou charges afférentes aux facteurs inadaptables, tendent à diminuer avec la quantité produite puisque les charges fixes de l’entreprise sont réparties ou amorties sur un plus grand nombre d’unités. Les coûts variables par unité sont constants pour des niveaux très différents d’activité puis, à partir d’un certain seuil, augmentent; ce seuil dépend de la capacité de production de la firme et de sa capacité d’approvisionnement à prix constants hors de la firme. Les coûts moyens complets (ou totaux) sont égaux à la somme des coûts fixes moyens et des coûts variables moyens. Vu la forme des fonctions ou des courbes des coûts variables ou fixes, et compte tenu du fait que la fonction ou courbe des coûts complets moyens est la somme de ces deux courbes, il apparaît que la courbe des coûts complets moyens a, en gros, la forme d’un U (fig. 1).

Elle représente la variation des coûts pour des facteurs fixes, c’est-à-dire pour un équipement donné. En longue période, il est possible de changer d’équipements. D’où une série de courbes qui traduisent les coûts suivant différents procédés de fabrication. On admet que ces courbes (fig. 2) ont, jusqu’à un certain point, des minimums de plus en plus bas, puis de plus en plus élevés. La raison d’être de cette décroissance puis de cette croissance des coûts ne tient pas, comme en courte période, au fait qu’il y a un niveau de production où la combinaison des facteurs est optimale, mais au fait qu’à des niveaux de production différents on emploie des facteurs de taille et de nature différentes, que les problèmes de coordination à partir d’un certain seuil deviennent plus difficiles ou qu’il manque un facteur de production rare.

Ces procédés de fabrication peuvent être considérés indépendamment de la politique de production suivie jusqu’alors par l’entreprise. En ne retenant pour chaque niveau de production que le procédé le plus avantageux, on a alors la courbe enveloppe des auteurs anglo-saxons (fig. 2). Ou bien on peut partir de la situation actuelle, tenir compte du fait que l’entreprise, de par son activité passée, a diverses charges, possède gratuitement certains facteurs de production, d’où pour les divers procédés de fabrication des coûts différents de ceux qu’on aurait si l’activité passée de l’entreprise n’avait pas eu lieu. Suivant que la production augmente ou diminue, on a alors les coûts d’expansion ou de régression des auteurs français.

La décision, résultat de calculs marginaux. Cette décision, déterminée par le calcul différentiel, a deux aspects complémentaires et liés:

a ) Détermination du prix ou du niveau de production. On cherche à maximiser les bénéfices, c’est-à-dire la différence entre les recettes et les charges:

où Q correspond aux quantités produites et vendues, q au prix, c au coût moyen.

De plus, prix et coût moyen sont fonction des quantités q = (Q) et c = 塚(Q). On a donc:

ce qui est donné en ajustant les quantités, c’est-à-dire en dérivant par Q et en égalant à zéro.

Le bénéfice est donc maximal quand la recette marginale est égale au coût marginal. En effet, produire plus ne serait pas avantageux puisque le supplément de recettes serait inférieur au supplément de coût.
b) Détermination de la quantité de facteurs , c’est-à-dire des méthodes de production. Pour chaque niveau de production, le coût doit être minimal:

où Ff indiquent la quantité et le prix des facteurs fixes, Vv la quantité et le prix des facteurs variables.

Naturellement ce minimum doit être obtenu pour le niveau optimal de production recherché Q déterminé ci-dessus (a ), tout en respectant la fonction de production Q = 神 (F,V). Ce minimum lié peut être calculé à partir d’un multiplicateur de Lagrange:

En dérivant par rapport à F, V et, et en égalant à zéro, on obtient:

où 神 F, ( 神 V) est la productivité marginale physique ou supplément de production qui permet d’obtenir le facteur F (ou le facteur V); où = f / 神 F = v / 神 V est le coût marginal puisque est égal au supplément de coût divisé par la productivité du facteur. est aussi égal à la recette marginale puisque, on l’a vu, on tend à égaliser la recette marginale et le coût marginal.

Cette équation précise, en outre, les conditions sous lesquelles doit être employé un facteur de production: un facteur de production peut être utilisé tant que sa productivité marginale physique multipliée par la recette marginale apportée par la vente du produit est inférieure au prix d’obtention de ce produit; ou, comme on l’a montré ci-dessus:

Efficacité de l’économie décentralisée. La recherche des bénéfices conduit les entrepreneurs à préférer les marchés rentables, à offrir tant que le prix est supérieur au coût moyen. Cet afflux continuel d’offres tend à faire baisser les prix jusqu’au point où les coûts moyens sont minimaux et à supprimer tous profits. Mais un tel ajustement ne se produit que sous quatre conditions: tous les concurrents doivent avoir la même courbe des coûts; l’arrivée de nouveaux venus doit être possible; il ne doit pas y avoir d’entente ou de politique coordonnée entre concurrents; il ne doit pas y avoir de monopole des entrepreneurs sur le marché du travail ou de tout autre facteur de production.

Cette théorie classique a été mise au point et utilisée par les économistes politiques, c’est-à-dire ceux de l’État ou de la nation. Elle est à l’origine des autres théories ou modèles de la firme. Mais elle repose sur une ambiguïté: on ne sait s’il s’agit d’un modèle descriptif de ce que fait l’entrepreneur ou d’un modèle de calcul indiquant ce qu’il devrait faire. Elle se fonde aussi sur des hypothèses bien particulières: il n’y a qu’un centre de décision, à savoir l’entrepreneur qui, de plus, aurait une connaissance parfaite de sa firme et de son environnement.

Les modèles modernes de la firme rejettent le plus souvent une telle hypothèse. Suivant qu’ils retiennent un ou plusieurs centres de décision, on parle de modèle d’entreprise ou d’organisation; selon que ces modèles se prêtent plus à la description ou au calcul, on parle de modèles descriptifs ou d’optimisation.

2. Modèles néo-classiques d’entreprise et d’optimisation

Les modèles d’entreprise supposent donc qu’il n’y a qu’un centre de décision et qu’on cherche à rendre optimal un certain résultat. Ils comportent, comme les modèles classiques qu’on vient d’étudier, les trois mêmes éléments fondamentaux: optimisation, fonction de recettes ou de demande, fonction de production ou de coûts.

Mais les hypothèses et moyens de calcul ne sont pas si simplistes. Ces modèles ne servent pas seulement à montrer la cohérence des raisonnements, ils servent à des calculs concrets. Les améliorations portent sur six points principaux.

Connaissance de l’environnement. Ces modèles n’admettent pas une connaissance parfaite de l’environnement ou de l’efficacité de nos moyens d’action, mais seulement une connaissance dégradée. La connaissance, en effet, peut être plus ou moins bonne. Il y a connaissance parfaite quand on connaît tous les états possibles de la nature, environnement ou efficacité des moyens, et qu’on sait avec certitude ce qui se passera à tel ou tel moment; il y a risque quand on connaît les divers états possibles de la nature, leur probabilité, et qu’on peut «jouer» assez longtemps pour être quasi certain qu’on rencontrera au cours de telle période tel état tant de fois, avec un certain pourcentage de chances d’erreur; il y a incertitude quand on ne peut pas évaluer la probabilité d’arrivée des divers états de la nature; ou, si on la connaît, quand on ne peut pas «jouer» suffisamment longtemps pour compenser les «coups» malheureux.

Ainsi, des actions possibles sont dénombrées; mais on ne peut évaluer les conséquences de ces actions qu’entre certaines limites qu’il est possible, en certains cas, de calculer.

La probabilité d’un certain bénéfice peut être améliorée de deux manières.

D’abord, par une sélection des projets. Celle-ci ne doit pas être faite seulement en fonction du bénéfice probable de chaque projet pris isolément, mais, comme le montre la théorie de l’actuariat ou la théorie financière contemporaine, en fonction de la gamme complète des projets où entrent en jeu le gain possible, le risque et l’importance relative de chacun des projets.

Ensuite, par la recherche d’informations. Celles-ci améliorent l’efficacité des moyens utilisés dans différentes circonstances ou conduisent à une meilleure évaluation des résultats. D’où une action plus efficace et un gain probable plus élevé. Cette recherche d’informations est à poursuivre tant que le supplément de gain est supérieur au coût de l’information.

Mesure des objectifs. Ces modèles ne supposent pas qu’il y ait simple maximation des bénéfices. D’abord, la notion de bénéfices est ambiguë: il peut s’agir de bénéfices de courte ou de longue période; de bénéfices distribués ou mis en réserve ou de leur somme. À côté des bénéfices d’exploitation, il y a des différences en capital. Ensuite, la recherche des bénéfices n’est pas un objectif opérationnel, si on ne peut pas évaluer approximativement en termes monétaires les conséquences d’un acte ou si un acte apparaît plein de risques ou d’incertitude. En effet, quelle est la solution préférable: A, qui rapporte 3 une fois sur deux et 1 une fois sur deux? ou B, qui rapporte 5 trois fois sur quatre et 漣 7 (disons la faillite) une fois sur quatre? Enfin, il n’est pas certain qu’on recherche nécessairement le maximum de bénéfices; un dirigeant peut souhaiter la tranquillité, la considération sociale, etc.

Cela conduit à remarquer que l’entrepreneur poursuit plusieurs buts à la fois – par exemple le maximum de bénéfices à la condition de n’avoir pas plus d’un certain risque de faire faillite. Cette multiplicité de buts existe parce que toute action comporte des risques et des incertitudes contre lesquels il faut se couvrir et qu’en outre certaines actions sont trop complexes pour qu’on puisse voir toutes leurs conséquences sur les bénéfices.

Or ces buts multiples peuvent être compatibles ou non. On peut les rendre compatibles par trois procédés. D’abord par l’établissement d’une équivalence entre les différents buts (2 p. 100 du but A = 7 p. 100 du but B) ou par la recherche d’un but C qui approximativement satisfait aux conditions imposées pour A et B; ainsi l’évaluation de la période de récupération minimale des capitaux sera une approximation jugée suffisante pour la recherche du bénéfice maximal et la limitation du risque de faillite dû à des erreurs d’évaluation.

Le deuxième procédé est l’établissement d’un ordre entre les différents buts, que l’on satisfait alors selon cet ordre.

Enfin le troisième procédé consiste en la transformation de n 漣 1 buts en conditions minimales à respecter et en optimisant le n e but.

Dans la majorité des entreprises, on constate qu’il y a ainsi des conditions implicites, qui ne sont exprimées que lorsque le besoin s’en fait sentir, et des objectifs, qui eux sont explicites, tendant la plupart du temps à une amélioration de ce qui est.

Actualisation . Ces modèles ne retiennent pas comme les modèles classiques une ou deux périodes mais une multitude; par exemple: non pas les recettes et les coûts représentatifs d’une période moyenne, comme le fait la théorie classique, mais les recettes et les dépenses de la période présente, de la suivante, etc. Une telle analyse pluripériodique pose le problème de la comparaison des valeurs de différentes périodes; un franc de la période actuelle vaut plus qu’un franc d’une période ultérieure, puisque le temps a un prix: l’intérêt. Un franc vaut (1 + i )n francs n années plus tard (i représente le taux d’intérêt). De même, un franc dans n années vaut actuellement (1 + i )-n . Cette formule dite d’actualisation permet de comparer des échéances de dates différentes et de poursuivre des objectifs précis.

Adaptation des facteurs de production. Les modèles classiques supposaient que l’entreprise se réduisait à une seule fonction de production, que les conditions d’emploi des facteurs de production étaient déterminées par des impératifs techniques et que le seul ajustement possible résidait dans la variation de la quantité de facteurs. Les choses sont représentées aujourd’hui d’une manière plus complexe et plus rigoureuse.

La plupart des modèles de recherche opérationnelle considèrent qu’il n’y a pas une mais plusieurs fonctions de production, dont chacune caractérise l’atelier ou le service par lequel les produits passent.

L’adaptation des facteurs de production (des machines par exemple) ne se fait pas en faisant varier leur seule quantité. Le niveau de production d’un facteur dépend également de ses horaires (travail en une ou deux équipes), de l’intensité du travail, de la gamme de machines, des taux de rebuts acceptés, de la durée d’utilisation ou de l’expérience avec la machine et la production considérées.

En examinant ces deux séries de problèmes, les modèles économiques classiques recouvrent le domaine de la comptabilité et de l’organisation scientifique du travail (O.S.T.) et permettent ainsi une approche globale du calcul économique, à cette différence près cependant que ces modèles supposent qu’il y a connaissance dégradée, alors que l’O.S.T. part de l’ignorance partielle.

Action sur la quantité vendue. Les modèles classiques admettaient que le prix était le seul moyen d’action de l’entrepreneur sur la quantité vendue. En fait, ces moyens sont plus nombreux: il faut ajouter le choix de la gamme de produits, celui des réseaux de production, les différents moyens de promotion des ventes, etc.

Abandon du calcul marginal. Enfin, les modèles néo-classiques abandonnent le calcul marginal ou différentiel pour utiliser différents algorithmes dits de recherche opérationnelle.

3. Théorie néo-classique de l’entreprise et modèles descriptifs

Les modèles descriptifs supposent (parfois implicitement) que la firme n’a qu’un seul centre de décision. La raison d’être de ces modèles est de décrire et d’expliquer le comportement de la firme; mais ils peuvent aussi servir à décrire, donc à élaborer, une stratégie, une politique générale de l’entreprise. Les grandeurs sont exprimées le plus souvent sous forme de taux de croissance ou de rapport entre grandeurs: par exemple, croissance du chiffre d’affaires et rotation de l’actif, c’est-à-dire le rapport entre le chiffre d’affaires et le montant de l’actif.

Par comparaison avec les modèles néo-classiques de calcul, on peut dire que les deux séries de modèles admettent qu’il n’y a dans la firme qu’un centre de décision, un entrepreneur; voilà pourquoi on propose d’appeler ces modèles de firme des «modèles d’entreprise». Mais les modèles descriptifs étudiés ici décrivent des relations comptables et fonctionnelles entre grandeurs plutôt qu’elles ne fournissent des algorithmes d’optimisation; ils donnent donc lieu à l’élaboration des théories.

Ces modèles sont exprimés sous forme de taux ou de rapports plutôt que sous forme de quantités globales par période.

Cette théorie néo-classique de l’entreprise peut être résumée en quatre points.

Croissance du chiffre d’affaires et de la marge bénéficiaire

Le chiffre d’affaires et la marge bénéficiaire dépendent de deux éléments: du choix des produits ou marchés et de la politique poursuivie sur chacun de ces marchés.

On constate, en effet, qu’à mesure que le temps s’écoule, les ventes d’un produit, et même d’un article déterminé, croissent d’abord approximativement suivant une courbe logistique, puis décroissent. Il en va de même de la marge bénéficiaire, qui croît à mesure que les frais de lancement deviennent inutiles dès que le produit est connu, ou que ces frais sont supportés par une quantité plus grande de produits; au bout d’un certain temps, en revanche, la marge bénéficiaire diminue quand, par suite de la saturation du marché, de l’apparition de concurrents ou de produits concurrents, les entreprises «gâchent» les prix, créent des modèles intermédiaires, etc. Une entreprise installée sur des marchés en expansion ou qui y pénètre au bon moment tend donc à avoir un chiffre d’affaires en expansion et une marge bénéficiaire élevée.

La place ou la pénétration sur un marché dépend d’un grand nombre de facteurs: de la qualité du produit ou, ce qui revient au même en première approximation, des frais de recherches; du prix de vente; du choix des réseaux de distribution; de tout ce qu’on peut grouper sous la dénomination de frais d’emprise sur les clients, intermédiaires et éventuellement concurrents. Notons qu’une baisse du prix de vente est un moyen d’action alternatif à l’augmentation des frais d’emprise ou des frais de recherches et que, dès lors, la variable stratégique qu’il faut considérer n’est pas tant le prix de vente effectif que le prix de vente net de tous frais commerciaux et de recherches, qu’on appelle prix de vente «sortie usine», ou prix à façon.

Il y a un très grand nombre de politiques commerciales possibles. Les théoriciens de l’étude des marchés tendent à les classer en fonction de trois critères:

– les moyens utilisés: par exemple, bas prix fluctuants et frais de vente faibles, opposés aux hauts prix stables accompagnés de frais de vente élevés;

– l’attitude à l’égard des clients, des distributeurs et des concurrents;

– le résultat recherché, l’augmentation du chiffre d’affaires ou de la marge bénéficiaire.

L’efficacité de ces différentes politiques a donné lieu, en ce qui concerne les rapports entre concurrents, à de nombreuses considérations théoriques, mais il y a peu de résultats concluants. Contentons-nous donc de dire que cette efficacité dépend de la nature du produit et du marché, notamment du nombre et de la force contractuelle des clients, intermédiaires et concurrents.

Efficacité de l’entreprise

Comme on l’a déjà signalé, l’activité de l’entreprise ne doit pas être décrite par une seule fonction de production mais par plusieurs. Le domaine de ces fonctions dépend de données techniques et aussi de l’organisation de l’entreprise et de la finesse de l’analyse; en première approximation, cependant, on peut situer ces fonctions au niveau des ventes, de la fabrication à ses différents stades (par exemple la filature, le tissage, la confection), de la recherche, des achats et de la capacité d’emprunt, de la direction générale.

On tient compte du fait que l’entreprise fabrique plusieurs produits, que chacune des fonctions a des coûts croissants puis décroissants de courte et de longue période, que le passé laisse des traces favorables et défavorables. Il apparaît alors que le niveau des coûts moyens dépend d’abord de la taille et du choix de la gamme des produits. En effet, deux produits, disons la savonnette et le savon industriel par exemple, peuvent être fabriqués avantageusement ensemble; par contre, on admet qu’il y a avantage à vendre ensemble les savonnettes et les parfums. L’additivité des produits n’est pas également possible à tous les stades – fabrication, ventes, recherches, direction. Il y a une gamme de production où les produits sont plus facilement additifs à tous les stades et qui permet de rendre minimaux les coûts des différents stades. Enfin, le niveau des coûts moyens dépend aussi du degré d’intégration, du passé et de la vitesse de développement. En effet le passé lègue des biens gratuits et des charges; la croissance tend à réduire le suremploi, mais suscite des problèmes de coordination spécifiques.

La synergie qui existe entre les multiples productions d’une firme ne se réduit donc pas à de simples questions de taille, de complémentarité ou de compensation des risques. L’efficacité optimale est obtenue en modifiant à une certaine vitesse les fonctions de diverses natures et la gamme de produits.

Analyse financière

Le montant des recettes ou le chiffre d’affaires est donné par la formule:

où R désigne les recettes ou chiffre d’affaires, A le montant de l’actif (égal ou passif), K les capitaux propres, b la marge bénéficiaire, a la proportion des bénéfices non distribués qui vont à l’autofinancement. Donc, R/A désigne la rotation des capitaux, A/(K + Rba ) le coefficient d’endettement de l’entreprise, (K + Rba ) les capitaux propres de l’entreprise, à savoir capital, réserves et bénéfices non distribués de la période.

Il apparaît donc que, d’un point de vue financier, le montant des ventes dépend de la rotation des capitaux, du coefficient d’endettement supportable, des capitaux propres et des bénéfices non distribués de l’entreprise. Plus une entreprise accroît sa marge bénéficiaire, plus elle peut développer ses ventes. Plus elle prend de risques financiers, plus elle peut se développer rapidement; a contrario, une entreprise bénéficiaire qui ne se développe pas voit normalement son coefficient d’endettement diminuer: «elle fait de l’argent». Moins une entreprise a d’installations ou actifs (A) importants (autrement dit, plus elle sous-traite à l’extérieur), moins elle réalise de bénéfices importants – mais plus elle tend à avoir un coefficient de rotation des capitaux (R/A) et des ventes élevés.

Politique générale et comportement de l’entreprise

Une politique générale efficace est difficile à élaborer.

Les bénéfices dans le modèle classique étaient la conséquence ultime du processus d’adaptation. Ici, ils apparaissent à la fois comme conséquence et cause. Ils sont, en effet, la conséquence du choix de la stratégie commerciale et de la stratégie de production. Mais le montant des bénéfices recherchés est une des causes de la pénétration sur les marchés, de l’autofinancement, donc du développement de l’entreprise et des bénéfices ultérieurs. Il y a du reste une opposition entre le développement commercial et financier, puisqu’une baisse de la marge bénéficiaire facilite la pénétration sur les marchés mais freine l’autofinancement. Ainsi une entreprise peut estimer avantageux de prendre des risques financiers pour se développer rapidement et limiter la concurrence et les risques commerciaux.

Tout calcul global est donc très difficile, voire impossible, du fait de l’action complexe des variables et de l’imprécision de données qu’il est nécessaire de prendre en considération. Il en résulte des conséquences importantes.

En premier lieu, la croissance de l’entreprise dépend de trois séries de facteurs: personnalité des dirigeants, passé de l’entreprise, et un certain nombre d’éléments objectifs, comme la taille et le processus de fabrication. Dans l’étude d’une firme déterminée, la personnalité des dirigeants est un élément qu’on doit obligatoirement considérer. Dans l’étude d’une branche ou d’un secteur, on peut juger les éléments personnels comme aléatoires; la croissance des entreprises de cette branche ou de secteur apparaît alors dépendre, elle, de la croissance des marchés, des difficultés d’entrée de firmes nouvelles par suite d’obstacles juridiques ou du montant des capitaux qu’il est nécessaire de rassembler; agissent aussi l’âge ou la taille de la firme: à mesure que l’entreprise vieillit ou grandit, les probabilités de croissance ou de décroissance rapide diminuent.

D’autre part, la recherche d’un bénéfice maximal résulte de l’existence des modèles de comportement, c’est-à-dire de la pression des milieux sociaux dans lesquels vivent les entrepreneurs et des marchés sur lesquels ils vendent. La maximation des bénéfices ne doit donc pas être considérée comme une variable exogène donnée a priori, comme le supposait la théorie classique, mais être regardée comme une variable endogène; son existence est liée notamment à la concurrence (ou menace de concurrence) existant sur les marchés et à la personnalité de ceux qui détiennent le pouvoir.

Autre conséquence: la maximation des bénéfices est rarement un critère de gestion global opérationnel, ne serait-ce qu’à cause des difficultés d’évaluation ou de mesure. Même si on vise à obtenir un haut niveau de bénéfices, il est souvent nécessaire de remplacer la maximation des bénéfices par une série de sous-objectifs tels que la recherche d’une certaine place sur les marchés, un certain taux de rotation des capitaux, un certain cash-flow (marge brute d’autofinancement), etc. En conséquence, les méthodes de fixation des prix, de choix des investissements, et les méthodes d’information ne doivent pas être considérées comme déterminées par des principes intangibles, mais résulter d’un compromis entre des données objectives (nature du marché, nature du procédé de fabrication, taille de l’entreprise, etc.) et les objectifs poursuivis.

4. Théorie des organisations et construction de systèmes

La théorie des organisations s’oppose à la théorie classique ou néo-classique par deux différences. Il n’y a pas un, mais plusieurs centres de décision. Il n’y a pas connaissance parfaite ou dégradée, mais ignorance partielle de l’environnement et de l’efficacité des moyens. L’échelle de préférences des centres de décision n’est pas ordonnée, c’est-à-dire que les agents poursuivent des buts multiples, pas toujours comparables, parfois contradictoires; enfin les buts évoluent. Il en résulte donc que l’optimisation est difficile à réaliser et qu’elle ne peut être que partielle et exceptionnelle; la plupart du temps, les agents ne recherchent qu’un niveau dit satisfaisant pour chacune de leurs actions.

Description d’une organisation

Cette description n’est pas facile; elle peut se faire sous trois angles complémentaires.

Description des relations. Celles-ci sont de diverses natures: flux monétaires réels, d’information, de contrainte, etc. Leur tracé ou configuration entre les agents est chose capitale, puisque la réaction des agents dépend de l’information qu’ils reçoivent et de la personnalité de leurs interlocuteurs.

Comportement de l’organisation. Celle-ci peut être décrite sous les aspects suivants: état de l’environnement; coefficients techniques qui établissent des rapports entre flux réels ou flux réels et monétaires; statut des agents, c’est-à-dire ensemble des avantages psychologiques et matériels qui leur sont accordés; rôle des agents, c’est-à-dire comportement ou tâche que les autres agents attendent d’eux, qu’ils acceptent de tenir et de faire; différences entre leur statut et leur rôle d’une part et leurs aspirations passées et présentes d’autre part – d’où des réactions potentielles.

Évolution de l’organisation. Ces relations et ces comportements sont interdépendants: un changement dans le comportement tend à entraîner des transformations et vice versa. Or, l’échelle de préférences évolue avec l’information, les nouveaux modèles de comportement qui sont offerts et les succès ou échecs passés: l’ambition ou le niveau d’aspiration des individus se réajustent vers le haut en cas de succès, vers le bas en cas d’échec.

L’organisation, à cause de cette évolution endogène des échelles de préférences, tend à évoluer en partie indépendamment de l’environnement. C’est un tout autorégulé. Dans la mesure où les relations entre agents, à l’intérieur de l’organisation, apparaissent comme importantes à ceux-ci, ils tendent à les protéger contre l’évolution de l’environnement. L’organisation est un tout structuré en état d’équilibre homéostatique, d’où une certaine tendance à la sclérose.

Ces modèles sont très proches de ceux dont se servent les psychosociologues et les sociologues. Ils sont utilisables pour étudier le comportement de l’homme au travail, ouvrier, employé, cadre, sous leur aspect social ou d’efficacité. Ils ne doivent pas être confondus avec les modèles descriptifs attributifs tels qu’organigrammes ou projets de réforme de l’entreprise, qui ne font que redistribuer les rôles et statuts plus qu’ils n’expliquent la raison d’être d’une structure. Il ne faut pas les confondre non plus avec les modèles d’organisation rationnelle où l’on suppose qu’il y a plusieurs centres de décision, mais où les informations sont bonnes et les échelles de préférences ordonnées. Il faut les distinguer enfin des théories expliquant les décisions des entreprises où l’on suppose que les entrepreneurs ne recherchent qu’un niveau satisfaisant d’expansion mais où, implicitement ou explicitement, tout se passe comme s’il n’y avait qu’un centre de décision.

Schémas descriptifs

Ces modèles d’organisation sont difficiles à utiliser. La volonté de décrire des ensembles de relations homme-machine, de simuler leur fonctionnement sur ordinateur – soit pour améliorer leur fonctionnement, soit pour les automatiser – ont amené certains auteurs à mettre au point des schémas qui aménagent parfois les hypothèses ci-dessus et aboutissent à des résultats partiels mais efficaces.

On peut décrire ces méthodes en deux temps.

Analyse d’un centre de décision ou bloc

Pour faciliter l’exposé, prenons le cas particulier de la tenue des stocks qui peut être décrite de la manière suivante: flux d’entrée et de sortie des produits; état des stocks des divers produits; flux d’information sur les sorties, entrées et état des stocks présents et à venir; objectifs poursuivis (par exemple, minimum de stocks sous condition de ne pas dépasser un certain pourcentage de rupture); règles de gestion ou règles concernant les modalités de livraison et de réapprovisionnement (par exemple: livraison immédiate des produits toutes les fois que la demande ne dépasse pas 150 unités, livraison avec délai de réapprovisionnement quand elle dépasse ce seuil). Ces règles peuvent être intangibles ou être modifiées avec l’évolution de la demande ou des conditions d’approvisionnement, voire avec la facilité ou la difficulté avec lesquelles elles sont appliquées.

Un tel système est d’autant plus efficace que sont remplies les trois conditions suivantes:

a ) Il est déterminé étroitement, c’est-à-dire qu’on peut prévoir les conséquences des actes – ce qui suppose qu’il y a une bonne connaissance des flux d’entrée, de sortie, des conséquences des règles d’action. La détermination d’un système peut être accrue en décomposant un système général en une série de sous-systèmes dont certains sont parfaitement déterminés.

b ) Le système a un certain domaine de validité. Les règles d’action ne sont valables que pour un certain nombre de produits et certaines limites de variations de la demande et des approvisionnements. Au-delà de ces limites, les règles sont sans efficacité: le système se bloque. Le domaine de validité peut être accru en prévoyant des règles plus nombreuses ou plus détaillées, mais ces règles supplémentaires entraînant un supplément de complexité, l’optimum réside dans un compromis.

c ) Le système enfin a une faculté d’adaptation ou d’apprentissage sans trop de perturbation quand l’environnement évolue.

Analyse d’un ensemble de blocs

Pour faciliter l’exposé, supposons qu’il s’agisse d’un grossiste qui ait un stock central, des stocks régionaux et des stocks locaux. Chacun de ces stocks constitue un bloc au sens que l’on vient de définir. Ces blocs sont reliés entre eux par des flux réels et des flux d’information. On est assuré de pouvoir simuler le fonctionnement de l’ensemble à partir du moment où chaque bloc donne les mêmes résultats que la réalité et où il n’y a pas d’erreur dans la connaissance des flux réels et d’information qui constituent la liaison entre les blocs. Comme en mécanique, un modèle global se construit donc à partir de pièces exactes bien assemblées. De plus, en faisant varier les règles de gestion, la configuration des flux réels ou d’information, on peut avoir une idée approximative de ce qui se passera dans d’autres hypothèses; la simulation devient un moyen de découvrir non pas un optimum mais un état plus satisfaisant. La question est de trouver des algorithmes qui simplifient l’écriture et permettent de résoudre les problèmes sur ordinateur.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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